Quel est l'autre nom d'un auto-rickshaw ?

2026/03/02 15:03

Croyez-moi, si vous avez voyagé en Asie, en Afrique ou en Amérique latine, vous avez forcément croisé ces petits véhicules à trois roues. Je sillonne les villes de ces régions depuis des années, et franchement, les rickshaws sont mes moyens de transport préférés. Ils sont assez petits pour se faufiler dans les ruelles étroites inaccessibles aux voitures, assez bon marché pour que je ne me soucie jamais du prix, et assez bruyants pour qu'on les entende arriver avant même de les voir. Mais voilà un truc que j'ai vite compris : personne ne dit « rickshaw » dans la vraie vie. Jamais.

Si vous vous êtes déjà retrouvé·e au coin d'une rue à vous demander : « Mais comment appelle-t-on ces trucs ? », rassurez-vous, vous n'êtes pas seul·e. Je vais vous expliquer tous les surnoms que j'ai entendus, des plus courants aux expressions locales bizarres qu'on ne découvre qu'en discutant avec un chauffeur. Pas de jargon compliqué, pas d'explications vagues et obscures, juste des anecdotes authentiques de quelqu'un qui a emprunté ces engins des dizaines de fois. Que vous prépariez un voyage, que vous soyez simplement passionné·e d'anecdotes sur les transports ou curieux·se de savoir comment on parle de ces moyens de transport à travers le monde, cet article est pour vous.


Auto-rickshaws


1. Les surnoms qui vous permettront réellement de trouver un lift (je les ai tous testés)

Oubliez les termes officiels comme « auto-rickshaw ». Quand vous êtes dans une rue animée, il vous faut les noms que les locaux utilisent vraiment. Ce sont ceux qui permettent au conducteur de vous faire signe avant même que vous ayez fini de prononcer le mot, et je les ai tous utilisés pendant mes voyages.

Premier mot : le tuk-tuk. Oui, vous en avez sûrement déjà entendu parler, mais ce n’est pas qu’un terme touristique. Quand j’étais à Bangkok, en train de flâner près des stands de street food en mangeant du pad thaï, les vendeurs me criaient « tuk-tuk ! » comme s’ils savaient que j’aurais besoin d’un transport pour aller au marché suivant.

Le nom vient directement du bruit caractéristique des vieux moteurs, le « tuk-tuk-tuk ». C'est assez évident, non ? Et on en entend partout. Une fois, à Colombo, au Sri Lanka, j'ai hélé un « tuk-tuk », m'attendant à devoir me justifier, mais le chauffeur a simplement souri, hoché la tête et m'a fait signe de monter. Victoire totale ! Il y a aussi « auto » : court, simple et typique de l'Asie du Sud. En Inde, au Pakistan et au Bangladesh, tout le monde les appelle comme ça. J'ai passé un mois à Delhi, et chaque fois que j'avais besoin d'aller quelque part, je prenais mon sac et je criais « Auto ! » dans la rue. En moins de dix secondes, un rickshaw s'arrêtait. Ce n'est pas chic, mais c'est efficace. Les locaux n'ont pas le temps pour l'expression complète « auto rickshaw », alors ils l'ont raccourcie, et c'est resté. Même chose pour le « tricycle » au Sri Lanka et au Népal. Pas de fioritures, juste ce que c'est. On le dit, et tout le monde comprend. Pas de confusion, pas de mots superflus. Et ne sous-estimez pas « Bajaj ». J’ai entendu ce nom pour la première fois en Indonésie et j’ai cru que c’était juste de l’argot local, jusqu’à ce qu’un chauffeur m’en explique l’origine. Il vient de Bajaj, l’un des plus grands fabricants de rickshaws en Inde, un peu comme on appelle un mouchoir en papier « Kleenex ». À l’époque, Bajaj était pratiquement la seule marque à laquelle on faisait confiance pour ces véhicules, alors par habitude, les gens ont commencé à appeler tous les tricycles « Bajaj ». Aujourd’hui, on l’entend en Tanzanie, à Madagascar, et même dans certaines régions d’Asie du Sud-Est. J’en ai pris un à Jakarta, et le chauffeur a ri quand je lui ai dit que je connaissais l’origine du nom ; il m’a dit que la plupart des touristes n’en avaient aucune idée.


Auto-rickshaws


2. Pourquoi ces noms restent (ce n’est pas un hasard)

Avant, je pensais que ces surnoms étaient inventés sur le champ : quelqu’un avait crié un mot, et voilà, c’était dans la bouche. Mais après avoir discuté avec des tas de chauffeurs et d’habitants, j’ai compris que chacun d’eux avait une vraie histoire. Ils sont liés à la façon dont les gens utilisent réellement ces véhicules, et non à une explication théorique. Prenez « tuk-tuk », par exemple : c’est une simple imitation sonore. Impossible de rater le bruit du moteur, et les locaux ont commencé à le reproduire pour appeler les chauffeurs. C’est un surnom familier, facile à retenir, et même les touristes l’adoptent en un jour. J’ai rencontré un chauffeur à Phnom Penh qui m’a dit adorer ce nom parce qu’il sonne « joyeux » : les gens sourient en le prononçant, même s’ils sont pressés. C’est le genre de petit détail qu’un robot ne transmet pas. « Bajaj », c’est avant tout une question de notoriété de marque. Imaginez que chaque mouchoir soit un Kleenex, chaque soda un Coca-Cola : c’est exactement ce qui s’est passé ici. Il y a des années, Bajaj était le principal fabricant de ces véhicules dans de nombreux pays, si bien que tout le monde a pris l'habitude de les appeler « Bajaj ». Aujourd'hui, même si un conducteur utilise une autre marque, le nom reste. C'est une habitude, c'est familier, c'est simple. Pas besoin de se compliquer la vie. Il y a aussi les versions abrégées : « auto » et « tricycle ». Soyons honnêtes : quand on est pressé de prendre un véhicule avant la pluie, on n'a pas envie de prononcer un terme compliqué. Les locaux raccourcissent « auto-rickshaw » en « auto » parce que c'est plus rapide, tout simplement. « Tricycle » est encore plus direct : il a trois roues. Pourquoi faire compliqué ? C'est tout l'intérêt : ces noms sont pratiques, et c'est pour cela qu'ils sont restés si longtemps.


Auto-rickshaws


3. Argot local que vous ne trouverez pas dans les guides touristiques

Les noms internationaux sont utiles, mais le plus amusant, ce sont les termes locaux et bizarres — ceux qui vous font dire : « Mais comment appellent-ils ça ? » Ce sont les expressions que les gens utilisent entre eux, et elles en disent bien plus sur un endroit que n'importe quel guide touristique. J'en ai fait la collection au fil des années de voyage, et c'est ce que je préfère. Au Bangladesh, j'en ai entendu deux qui m'ont fait rire : « Baby taxi » et « CNG ». « Baby taxi » est exactement ce que son nom indique : les rickshaws y sont beaucoup plus petits qu'en Inde, presque mignons. J'en ai pris un à Dacca, et il était si petit que j'avais du mal à y glisser mon sac à dos. Le chauffeur a ri et m'a dit : « Le baby taxi, c'est idéal pour les rues étroites — les voitures ne peuvent pas aller là où on va ! » « CNG » est encore plus simple. Cela signifie gaz naturel comprimé, le carburant qui fonctionne pour la plupart de ces rickshaws. Les locaux l'ont simplement abrégé en CNG, et c'est maintenant le nom le plus courant. J'ai demandé à quelqu'un pourquoi ils ne disaient pas le nom complet, et il m'a juste répondu : « Pourquoi s'embêter ? Tout le monde sait ce que signifie CNG. » Soit. Au Népal, certains tuk-tuks sont appelés « Tempo ». Et non, ce n’est pas une question de vitesse — croyez-moi, ils ne sont pas si rapides. Un chauffeur à Katmandou m’a expliqué que ce nom vient d’une ancienne marque de rickshaws qui était très populaire là-bas. La marque a disparu, mais le nom est resté, surtout pour les modèles plus grands et plus robustes, capables d’affronter les routes accidentées en dehors de la ville. C’est comme un petit morceau de nostalgie lié à ces trajets. Il y a aussi le « Cocotaxi » cubain — sans doute le surnom le plus drôle qui soit. Ces rickshaws sont jaune vif, avec un toit arrondi qui ressemble à une noix de coco. Les Cubains ont commencé à les appeler cocotaxis, et maintenant, ils sont devenus une véritable attraction touristique. J’en ai vu partout à La Havane — les chauffeurs les décorent avec des fleurs, des autocollants, et même des petites lumières. Le nom leur va comme un gant, et il est difficile de ne pas sourire en l’entendant.


Auto-rickshaws


Envelopper le tout

Pour répondre à la question : quel est le nom alternatif d’un auto-rickshaw ? Il n’y a pas de réponse unique ; tout dépend de l’endroit où vous vous trouvez. Mais si vous vous souvenez de tuk-tuk, d’auto ou de bajaj, vous vous en sortirez presque partout.

Ces noms ne sont pas que des mots. Ils font partie intégrante de l'atmosphère des villes dont ils sont issus. Ils sont le son d'un chauffeur qui héle des passagers, le signe de la main rapide d'un habitant qui prend un taxi, les petites anecdotes qu'on vous raconte quand vous demandez à quelqu'un d'où vient un nom.


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